Comme tu le sais, la manipulation est quelque chose qui est utilisé par tout le monde, contre tout le monde, sur tout le monde. Etant bien formé à ce niveau là, je te propose cet article, qui regroupe 5 techniques de manipulation facile :

 

 

1) La réciprocité

Comment ça marche : La réciprocité est une règle sociale qui est ancrée en nous, et suffisamment fort pour pouvoir l’utiliser à son avantage. Lorsque je vous donne quelque chose où vous rend service gratuitement, la règle sociale de réciprocité va faire que vous vous sentirez redevable et vous sentirez obligé de me renvoyer l’ascenseur.

Où l’utiliser : N’importe quand et avec n’importe qui. Faites un acte de générosité, et il ne vous suffira plus qu’à attendre le retour ! Afin de parfaire la technique, rendez un service semblable à celui dont vous avez besoin. Souvent, le « renvoi de service » est similaire à celui qu’on a reçu.

Exemple : Je paye un restaurant à un ami. Il me remercie et se sent redevable. Je suis quasiment certain que la fois d’après, je n’aurai pas besoin de sortir mon porte-monnaie, dans la mesure où j’ai bien utilisé la loi de réciprocité et grâce au fait que l’ami en question partage ce principe inconscient.

 

 

2) La tierce personne

Comment ça marche : Souvent, si l’on exclue la manipulation de masse, les techniques de manipulation se font d’une personne à l’autre lors d’un dialogue. Cette technique se particularise par la présence d’une « tierce personne ». Quel est son rôle ? Aucun, dans la mesure où elle n’est pas présente. En effet, il s’agit d’engager sa victime en lui faisant penser qu’elle va devenir le bourreau si elle refuse votre requête, requête que vous allez faire passer pour un service rendu à la « tierce personne ». Plus la tierce personne est perçue comme fragile et vulnérable, plus il sera difficile pour votre victime de vous refuser ce que vous lui demandez. Elle servira de levier de culpabilité, ainsi, votre victime se pensera coupable d’elle-même.

Où l’utiliser : Lors d’un besoin ponctuel, pas régulièrement (encore moins avec les mêmes personnes), dans la vie quotidienne.

Exemple : J’ai besoin d’une voiture pour aller quelque part, mais la mienne est en panne. Je vais donc voir mon ami Roger.

« Bonjour Roger, dis-moi, ma voiture est en panne depuis quelques jours, et j’ai une petite course à aller faire, rien de bien urgent mais je pensais en profiter pour rendre visite à ma grand-mère (insertion de la « tierce personne ») sur le trajet (facilitation de l’accès à la tierce personne, dans la mesure où elle est « sur le trajet », et ne demande aucune contrainte supplémentaire), en passant, tu peux peut-être me prêter la tienne ? »

 

 

3) Le non-agir

Comment ça marche : Nous connaissons tous ces discussions à rallonge qui font débat, où chacun donne son avis mais ne prend pas le temps d’écouter celui des autres. Ce genre de moment ou un sujet à débat survient dans notre groupe d’amis, par exemple la politique, et où tout le monde en va de son expertise. La technique du non-agir, porte bien son nom. N’agissez pas, laissez les choses se faire, les gens parler. Faites mine d’écouter, mais ne dites rien. A un moment donné, l’une des personnes remarquera votre absence dans la discussion, et se taira, puis par effet boule de neige, les autres se tairons aussi, vous laissant alors la place pour donner vos arguments (qui souvent feront l’unanimité). De là, exprimez votre avis calmement, et il sera perçu par tout le monde ou presque comme étant l’avis à suivre.

Où l’utiliser : Lors de réunions professionnelles, ou encore lors de débats auxquels vous pouvez être amenés à participer. La technique s’applique même lors de la gestion d’un conflit. Laissez les deux belligérants se crier dessus, attendez qu’ils remarquent votre non-agir, et mettez la pratique en place.

Exemple : Avec plusieurs amis, nous sommes dehors un vendredi soir à la recherche d’un bon restaurant. L’un veut le resto italien, l’autre manger chinois, un autre veut essayer indien…. Alors qu’ils débattent de qui a la meilleure cuisine, je les regarde sagement s’entretuer. Alors que l’un d’eux se rend compte après dix bonnes minutes que je regarde faire et que je n’ai pas l’air d’avoir un avis, il se tait. Les autres finissent par faire de même. J’ai alors tout l’auditoire pour moi tout seul, j’expose mon avis sur la cuisine que je préfère (italienne, si vous voulez tout savoir !), et, de par le calme que je mets à mon phrasé, et la prestance qui m’a été donnée par la technique du non-dit, vous vous douterez bien que le débat suivant aura eu lieu autour d’une bonne pizza !

 

 

4) Gérer sa distance sociale

Comment ça marche : L’être humain est une créature sociale. Ce n’est pas un secret. Cependant, vous avez sûrement dans votre entourage cette personne un peu trop tactile, un peu trop envahissante, un peu trop collante ? Oui, vous l’avez ? Ces personne-là sont des personnes qui donnent des mauvaises images d’elles car elles ne font pas attention à leur distance sociale. Elles peuvent être adorables, lorsqu’on parlera d’elles, quelqu’un dira toujours « ouais il est super cool mais c’est dommage il est trop envahissant ». Cette distance, elle se mesure. Respectez-les, et vous serez socialement encore mieux perçu. Selon les cultures, ça varie un peu, mais grosso modo, voici à quoi ça ressemble : au-delà de 360cm, il s’agit de la distance publique. Les gens que vous ne connaissez pas, ou croisez dans la rue, avec qui vous n’avez pas d’interaction. De 120 à 360 cm, c’est votre distance sociale, c’est-à-dire le public, mais les interactions en plus. Un collègue de travail, le serveur du restaurant, un client, votre patron et j’en passe. De 45 à 120cm, nous arrivons dans votre distance personnelle. Ici ne s’aventure que votre entourage proche, votre famille, vos amis… Moins de 45cm, c’est votre distance intime. Il n’y a que vos relations intimes, vous l’aurez compris, qui franchissent cette distance.

Où l’utiliser : Cette technique de manipulation s’exerce partout, vous devez apprendre à la respecter. Pour certains, c’est tout naturel, pour d’autres, un petit effort pas bien compliqué est à fournir.

Exemple : Je marche dans la rue, environ 3m50 me séparent des passants, avec qui je n’ai pas d’interaction (distance publique). Je passe me prendre un sandwich, je suis à environ 1m20 du vendeur (distance sociale). Avant d’aller voir celle que j’aime, je rends visite à un ami, qui habite dans le quartier. Je lui sers la main, lui mets une tape sur l’épaule en prenant de ses nouvelles. Je suis à environ 80cm de lui (distance personnelle). Enfin, j’arrive à destination, retrouvant ma copine et la serrant dans mes bras. Je suis à moins de 45cm d’elle (distance intime).

 

 

5) Effet de halo (Ash)

Comment ça marche : L’effet de halo, c’est un concept que vous utilisez et dont vous êtes victime quotidiennement, dans la mesure où vous n’en avez pas conscience. Très simplement, ça se définit comme l’attribution de plusieurs traits alors qu’on en a vu qu’un. Vous croisez quelqu’un que vous trouvez attirant(e) dans la rue. Directement, vous allez penser que cette personne est intelligente, intéressante, soignée, alors que techniquement, vous n’en savez rien. L’effet de halo marche dans les deux sens. Croisez quelqu’un que vous trouvez particulièrement « pas à votre goût » (pour ne pas dire laid), et vous lui attribuerez bien souvent des caractéristiques négatives. Il vous paraitra sûrement inintéressant, impopulaire, sale ou même idiot. Je vais vous expliquer comment utiliser l’effet de halo à votre avantage.

Où l’utiliser : La façon la plus pertinente d’utiliser cette technique de manipulation, c’est lors d’un entretien d’embauche. Savez-vous qu’un entretien d’embauche est déjà bouclé, du point de vue de l’employeur, dans les 45 secondes, dans plus de 70% des cas ? C’est sur la première impression qu’il faut travailler. Veillez à travailler l’image que vous amenez dans le bureau de votre futur employeur, il faut le « séduire » dès votre entrée. La façon dont vous entrez par exemple, dont vous lui dites bonjour, tout joue. Travaillez autant la forme que le fond.

Exemple : Lors d’un entretien d’embauche, que je n’avais pas spécialement bien préparé, j’ai décidé de tout miser sur mon « personnage ». J’ai soigné la façon dont j’allais entrer dans le bureau pour montrer de la prestance, la façon dont j’ai serré la main pour montrer mon assurance, mon regard pour ma confiance, la position de mes bras pour sembler à l’aise, ainsi que d’autres détails de gestuelle. J’ai eu le poste sans problème, alors que je ne suis pas venu avec une présentation digne de ce nom. Bien sûr ce n’est pas une méthode miracle, mais il est bon d’être conscient de l’effet de halo pour, même si vous ne l’utilisez pas, sachiez-vous en défaire.

A toi de te servir de ces techniques de manipulation la meilleure des façons ! 😉

Baptiste NOURY, Coach certifé

https://baptiste-noury-developpement-personnel.com/

 

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